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10 septembre 1914 -|- Pierre JauzinModifier

Pierre Jauzin est mort au combat de Maurupt-le-Montois, ce 10 septembre, vers 4 heures 30 du matin.

Dans une lettre adressée au journal L’Auto, le père de Pierre Jauzin écrit : « Le village de Maurupt-le-Montois a été bombardé, incendié, pillé. Combien d’habitants sont ensevelis dans les caves et sous les décombres ? C’est la désolation dans toute son horreur. Après le passage de la horde, les pauvres indigènes revinrent et quelques-uns s’installèrent sur ou dans les ruines.

... A deux pas de la route, un charronmenuisier-couvreur aperçut un pan de capote d’un des nôtres. Croyant celle-ci abandonnée par un soldat français, il tire sur le vêtement, mais il y a de la résistance.

Il enlève la terre qui recouvrait la capote. Celle-ci enveloppait mon fils. Le brave homme ouvrit le vêtement, trouva le livret militaire de Pierre dans une poche avec un journal de route et dans l’autre son portefeuille et un portemonnaie avec un peu d’argent. Le tout me fut rendu scrupuleusement remis. »
Jauzin Pierre OVL

source: Mémoire des Hommes

Quatre jours avant leur mort, Pierre Jauzin et Emile Engel avaient été proposés comme caporaux pour leur belle conduite au feu par le capitaine Landry, lui-même mort au champ d’honneur.

Pierre Jauzin, ne lé 18 avril 1889 à Paris 6e, s’était spécialisé dans les courses de primes disputées sur les vélodromes parisiens. On le vit aussi au vélodrome du Karreveld à Bruxelles. Depuis on mariage, en juin, il ne courrait presque plus. Il s’était associé avec un de ses camarades, Laroche, pour la fabrication du pneu de piste. La petite industrie marchait très bien lorsque la guerre éclata.

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